Le berceau

A Albert Samain Albert Samain
Günün şiiri · 04 Eylül 2026
0 Altın Yaprak
Dans la chambre paisible où tout bas la veilleuse Palpite comme une âme humble et mystérieuse, Le père, en étouffant ses pas, s’est approché Du petit lit candide où l’enfant est couché ; Et sur cette faiblesse et ces douceurs de neige Pose un regard profond qui couve et qui protège. Un souffle imperceptible aux lèvres l’enfant dort, Penchant la tête ainsi qu’un petit oiseau mort, Et, les doigts repliés au creux de ses mains closes, Laisse à travers le lit traîner ses bras de roses. D’un fin poudroiement d’or ses cheveux l’ont nimbé ; Un peu de moiteur perle à son beau front bombé, Ses pieds ont repoussé les draps, la couverture, Et, libre maintenant, nu jusqu’à la ceinture, Il laisse voir, ainsi qu’un lys éblouissant, La pure nudité de sa chair d’innocent. Le père le contemple, ému jusqu’aux entrailles… La veilleuse agrandit les ombres aux murailles ; Et soudain, dans le calme immense de la nuit, Sous un souffle venu des siècles jusqu’à lui, Il sent, plein d’un bonheur que nul verbe ne nomme, Le grand frisson du sang passer dans son coeur d’homme.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

Bu şiire çeviri ekle ·

Bu şiiri puanla

Henüz puan verilmemiş

Yıldıza dokunarak 1–10 arası puan ver

Yorumlar

Yorum yapmak için giriş yapmalısın.

Giriş yap

Bu şiire henüz yorum yapılmamış. İlk sen ol.

Sana daha iyi bir okuma deneyimi sunabilmek için sitemizde çerez kullanıyoruz. Kişisel verilerin KVKK ve GDPR kapsamında işlenir; hangi çerezlere izin verdiğini dilediğin zaman değiştirebilirsin.