Chrysé

A André Chénier André Chénier
0 金叶
Pourquoi, belle Chrysé, t’abandonnant aux voiles, T’éloigner de nos bords sur la foi des étoiles ? Dieux ! je t’ai vue en songe ; et, de terreur glacé, J’ai vu sur des écueils ton vaisseau fracassé, Ton corps flottant sur l’onde, et tes bras avec peine Cherchant à repousser la vague ionienne. Les filles de Nérée ont volé près de toi. Leur sein fut moins troublé de douleur et d’effroi, Quand, du bélier doré qui traversait leurs ondes, La jeune Hellé tomba dans leurs grottes profondes. Oh ! que j’ai craint de voir à cette mer, un jour, Tiphys donner ton nom et plaindre mon amour ! Que j’adressai de voeux aux dieux de l’onde amère ! Que de voeux à Neptune, à Castor, à son frère ! Glaucus ne te vit point ; car sans doute avec lui Déesse au sein des mers tu vivrais aujourd’hui. Déjà tu n’élevais que des mains défaillantes ; Tu me nommais déjà de tes lèvres mourantes, Quand, pour te secourir, j’ai vu fendre les flots Au dauphin qui sauva le chanteur de Lesbos.

公有领域:诗人逝世已逾 70 年。

为这首诗添加译文 ·

为这首诗评分

还没有评分

点星星给 1 到 10 分

评论

你需要登录才能评论。

登录

这首诗还没有评论。第一个就是你了。

我们使用 Cookie,让阅读更顺手。你的数据依 GDPR 和土耳其数据保护法处理;允许哪些 Cookie,你随时可以改。