Triste vieillard…

A André Chénier André Chénier
0 Altın Yaprak
(Saint-Lazare) Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs Il n’est plus de soutien de tes jours chancelants, Que ton fils orphelin n’est plus à son vieux père, Renfermé sous ton toit et fuyant la lumière, Un sombre ennui t’opprime et dévore ton sein. Sur ton siège de hêtre, ouvrage de ma main, Sourd à tes serviteurs, à tes amis eux-même, Le front baissé, l’oeil sec et le visage blême, Tout le jour en silence à ton foyer assis, Tu restes pour attendre ou la mort ou ton fils. Et toi, toi, que fais-tu, seule et désespérée, De ton faon dans les fers lionne séparée ? J’entends ton abandon lugubre et gémissant ; Sous tes mains en fureur ton sein retentissant, Toit deuil pâle, éploré, promené par la ville, Tes cris, tes longs sanglots remplissent toute l’île. Les citoyens de loin reconnaissent tes pleurs. » La voici, disent-ils, la femme de douleurs ! « L’étranger, te voyant mourante, échevelée, Demande : » Qu’as-tu donc, ô femme désolée ! « – Ce qu’elle a ? Tous les dieux contre elle sont unis La femme désolée, elle a perdu son fils !

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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