Saisons

C Christine Larrieu
0 Altın Yaprak
Le jeune Printemps, encore hésitant, Vient te faire éclore, fragile passiflore, Réveillant soudain, grandiose matin, Le vol de l’essaim dans les clairs jardins. L’Été a tissé, de ses doigts charmants, Des champs d’or, pâlis, rêvant de couchants, Des rayons fastueux, sous des ciels en feu, Ô Astre précieux, dans le firmament. L’Automne impétueux, vif et lumineux De vives couleurs éblouit nos yeux ; Un Impressionniste, au pinceau magique, Qui vient dessiner œuvre poétique. Le rageux Hiver glace lentement Nos prés, nos étangs. Puis, tel un calice, La neige si pâle, comme un noble lys, Étend, doucement, son long manteau blanc. Ainsi de nos vies : aurores éclatantes Versant sur les prés des miroirs changeants, Sous de clairs soleils, des rires d’enfants, Balayés, au soir, par des vents violents.

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