Nuit d’été

É Émile Nelligan
0 Altın Yaprak
Le violon, d’un chant très profond de tristesse, Remplit la douce nuit, se mêle aux sons des cors, Les sylphes vont pleurant comme une âme en détresse, Et les coeurs des arbres ont des plaintes de morts. Le souffle du Veillant anime chaque feuille ; Aux amers souvenirs les bois ouvrent leur sein ; Les oiseaux sont rêveurs ; et sous l’oeil opalin De la lune d’été ma Douleur se recueille… Lentement, au concert que font sous la ramure Les lutins endiablés comme ce Faust ancien, Le luth dans tout mon coeur éveille en parnassien La grande majesté de la nuit qui murmure Dans les cieux alanguis un ramage lointain, Prolongé jusqu’à l’aube, et mourant au Matin.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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