Comme aux âges naïfs

É Émile Verhaeren Émile Verhaeren
0 Altın Yaprak
Comme aux âges naïfs, je t’ai donné mon coeur, Ainsi qu’une ample fleur, Qui s’ouvre pure et belle aux heures de rosée ; Entre ses plis mouillés ma bouche s’est posée. La fleur, je la cueillis avec des doigts de flamme, Ne lui dis rien : car tous les mots sont hasardeux C’est à travers les yeux que l’âme écoute une âme. La fleur qui est mon coeur et mon aveu, Tout simplement, à tes lèvres confie Qu’elle est loyale et claire et bonne, et qu’on se fie Au vierge amour, comme un enfant se fie à Dieu. Laissons l’esprit fleurir sur les collines En de capricieux chemins de vanité, Et faisons simple accueil à la sincérité Qui tient nos deux coeurs vrais en ses mains cristallines Et rien n’est beau comme une confession d’âmes L’un à l’autre, le soir, lorsque la flamme Des incomparables diamants Brûle comme autant d’yeux Silencieux Le silence des firmaments.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

Bu şiire çeviri ekle ·

Bu şiiri puanla

Henüz puan verilmemiş

Yıldıza dokunarak 1–10 arası puan ver

Yorumlar

Yorum yapmak için giriş yapmalısın.

Giriş yap

Bu şiire henüz yorum yapılmamış. İlk sen ol.

Sana daha iyi bir okuma deneyimi sunabilmek için sitemizde çerez kullanıyoruz. Kişisel verilerin KVKK ve GDPR kapsamında işlenir; hangi çerezlere izin verdiğini dilediğin zaman değiştirebilirsin.