Une statue (apôtre)

É Émile Verhaeren Émile Verhaeren
0 Altın Yaprak
Avec, devant les yeux, l’astre qu’était son âme Par des chemins de rocs incandescents de flamme, Il s’en était allé si loin vers l’inconnu Que son siècle vieux et chenu, Toussant la mort, au vent trop fort de sa pensée, L’avait férocement enseveli sous la risée. Il était oublié, depuis des tas d’années Vers l’avenir échelonnées, Lorsqu’un matin la ville éclata d’or Et de fête pour son apothéose Et le grandit en une pose De volonté debout sur un piédestal d’or. On inscrivit sur le granit de gloire, L’exil subi, la faim, l’affre et la prison, Et l’on tressa, comme une floraison, Son crime ancien, autour de sa mémoire. On lui prit sa pensée et l’on en fit des lois ; On lui prit sa folie et l’on en fit de l’ordre : Et ses railleurs d’antan ne savaient plus où mordre Le battant de tocsin qui sautait dans sa voix. Son image d’airain sacra le carrefour, D’où l’on voyait briller, agrandi de mystère, Son front suprême et clair et large et comme austère Dans le tumulte et la rage des jours.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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