Sonnet à mon ami R…

F Félix Arvers Félix Arvers
0 Altın Yaprak
J’avais toujours rêvé le bonheur en ménage, Comme un port où le cœur, trop longtemps agité, Vient trouver, à la fin d’un long pèlerinage, Un dernier jour de calme et de sérénité. Une femme modeste, à peu près de mon âge Et deux petits enfants jouant à son côté ; Un cercle peu nombreux d’amis du voisinage, Et de joyeux propos dans les beaux soirs d’été. J’abandonnais l’amour à la jeunesse ardente Je voulais une amie, une âme confidente, Où cacher mes chagrins, qu’elle seule aurait lus ; Le ciel m’a donné plus que je n’osais prétendre ; L’amitié, par le temps, a pris un nom plus tendre, Et l’amour arriva qu’on ne l’attendait plus.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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