A un ange gardien

F François Coppée François Coppée
0 Altın Yaprak
Mon rêve, par l’amour redevenu chrétien, T’évoque à ses côtés, ô doux ange gardien, Divin et pur esprit, compagnon invisible Qui veilles sur cette âme innocente et paisible ! N’est-ce pas, beau soldat des phalanges de Dieu, Qui, pour la protéger, fais toujours, en tout lieu, Sur l’adorable enfant planer ton ombre ailée, Que ta chaste personne est moins immaculée, Que ton regard, reflet des immenses azurs, Et que le feu qui brille à ton front, sont moins purs, Dans leur sublime essence au paradis conquise, Que le coeur virginal de cette enfant exquise ? O toi qui de la voir as toujours la douceur, Bel ange, n’est-ce pas qu’elle est comme ta soeur ? O céleste témoin qui fais que sa pensée Par une humble prière au matin commencée Dans ses rêves du soir est plus naïve encor, N’est-ce pas qu’en voyant s’abaisser ses cils d’or Sur ses yeux ingénus comme ceux des gazelles, Tu t’étonnes parfois qu’elle n’ait pas des ailes ?

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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