La Vague et la Cloche

F François Coppée François Coppée
0 Altın Yaprak
Une fois, terrassé par un puissant breuvage, J’ai rêvé que parmi les vagues et le bruit De la mer je voguais sans fanal dans la nuit, Morne rameur, n’ayant plus l’espoir du rivage. L’Océan me crachait ses baves sur le front Et le vent me glaçait d’horreur jusqu’aux entrailles ; Les lames s’écroulaient ainsi que des murailles, Avec ce rythme lent qu’un silence interrompt. Puis tout changea. La mer et sa noire mêlée Sombrèrent. Sous mes pieds s’effondra le plancher De la barque… Et j’étais seul dans un vieux clocher, Chevauchant avec rage une cloche ébranlée. J’étreignais la criarde opiniâtrement, Convulsif, et fermant dans l’effort mes paupières ; Le grondement faisait trembler les vieilles pierres, Tant j’activais sans fin le lourd balancement. Pourquoi n’as-tu point dit, ô rêve ! où Dieu nous mène ? Pourquoi n’as-tu point dit s’ils ne finiraient pas, L’inutile travail et l’éternel fracas Dont est faite la vie, hélas ! la vie humaine ?

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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