c’est sous la peau du monde que les parfums de l’ombre instillent leur fragrance…
Françoise Urban-Menninger, née à Mulhouse en 1953, est poète et nouvelliste, elle a publié une trentaine de livres aux éditions Editinter, Pierron, Astérion, Stellamaris…On la retrouve également dans plusieurs anthologies, elle rédige des chroniques littéraires pour le site Exigence : Littérature et écrit pour la revue électronique universitaire féministe Le Pan Poétique des Muses. Ses derniers recueils ont paru aux éditions Astérion : L’oeuf de Lune, L’âme du jour, Renaître dans le poème ainsi que chez Stellamaris Le vertige d’être. L’autrice est présidente de la commission littéraire de l’Académie rhénane et organise des événements littéraires en Alsace où elle vit, elle a représenté la France en 2006 à Izmir en Turquie lors de la semaine de la francophonie et participe à de nombreuses rencontres et colloques universitaires. Les poèmes de Françoise Urban-Menninger
Françoise Urban-Menninger şiirleri
jamais je n’accepterai vos louanges ni que vous me portiez aux anges jamais nous de danserons la salsa jamais nous ne partirons même en rêve à Java…
je me suis dérobée à la première amour légère ma robe doucement est tombée et je me suis livrée entière…
sur ma feuille blanche des ombres parfois se penchent elles sont d’encre et de chair et leur peau est lumière…
quand la rose ouvre sa paupière sur la tombe nimbée de lumière on respire dans son haleine la fragrance de notre peine…
femme de sable au corps de varech femme océane aux bras de liane…
la pluie a laissé dans les allées du jardin de petites flaques d’eau qui s’irisent au soleil…
je ne fais que passer répétait ma mère en venant tisonner les braises dans le poêle…
j’ose la pose de la muse amoureuse j’ose la pose…
la musique de ton corps me pianote sur le clavier de mes reins…
l’arbre aux bras nus découpe un puzzle de ciel où des fragments de bleu se fondent dans la transparence de l’air…
pour mieux m’aimer dit la rose à la guêpe guerrière mets ta guêpière…
l’arrivée de la neige annonce-t-elle la blancheur des âmes errantes dans la forêt des mots…
est-ce l’air qui frissonne ou ma peau qui frémit seul le vent d’automne se fait l’écho de mes nuits…
dès que j’entends cette chanson que reprenait autrefois ma mère dans sa cuisine « ça me fait quelque chose »…
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