Deux vers d’Alcée

L Louise Ackermann Louise Ackermann
0 Altın Yaprak
« Je veux dire quelque chose mais la honte me retient » (Alcée,éd. Bergk) Quel était ton désir et ta crainte secrète ? Quoi ! le vœu de ton cœur, ta Muse trop discrète Rougit-elle de l’exprimer ? Alcée, on reconnaît l’amour à ce langage. Sapho feint vainement que ton discours l’outrage, Sapho sait que tu vas l’aimer. Tu l’entendais, tu la voyais sourire, La fille de Lesbos, Sapho qui sur sa lyre Répandit sa grâce et ses feux. Sa voix te trouble, Alcée, et son regard s’enflamme ; Tandis que ses accents pénétraient dans ton âme, Sa beauté ravissait tes yeux. Que devint ton amour ? L’heure qui le vit naître L’a-t-elle vu mourir ? Vénus ailleurs peut-être Emporta tes vœux fugitifs. Mais le parfum du cœur jamais ne s’évapore ; Même après deux mille ans je le respire encore Dans deux vers émus et craintifs.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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