La lyre d’Orphée

L Louise Ackermann Louise Ackermann
0 Altın Yaprak
Quand Orphée autrefois, frappé par les Bacchantes, Près de l’Hèbre tomba, sur les vagues sanglantes On vit longtemps encor sa lyre surnager. Le fleuve au loin chantait sous le fardeau léger. Le gai zéphyr s’émut; ses ailes amoureuses Baisaient les cordes d’or, et les vagues heureuses Comme pour l’arréter, d’un effort doux et vain S’empressaient à l’entour de l’instrument divin. Les récifs, les flots, le sable à son passage S’est revêtu de fleurs, et cet âpre rivage Voit soudain, pour toujours délivré des autans. Au toucher de la lyre accourir le Printemps. Ah! que nous sommes loin de ces temps de merveilles ! Les ondes, les rochers, les vents n’ont plus d’oreilles, Les cœurs même, les cœurs refusent de s’ouvrir. Et la lyre en passant ne fait plus rien fleurir.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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