Pour accueillir la figure d’ivoire, Je me tiendrai debout devant le seuil Et tu viendras vers moi du fond des feuilles, Une restée entre tes cheveux noirs.…
Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945) était une poétesse, romancière, sculptrice, et journaliste française, figure marquante de la littérature et de la culture de la Belle Époque. Née à Honfleur, Normandie, elle a développé un vif intérêt pour la littérature dès son jeune âge, s’illustrant rapidement par ses talents multiples dans les arts et les lettres. Elle est célèbre pour son œuvre prolifique et diversifiée qui explore les thèmes de l’amour, de la mer, et de son attachement à sa région natale. Delarue-Mardrus a également marqué son époque par ses romans qui explorent les thèmes de l’identité, du désir et de la liberté. Ouvertement bisexuelle, elle a exploré dans ses écrits la complexité des relations et des identités sexuelles, faisant d’elle une voix engagée et avant-gardiste sur des sujets qui restaient tabous à son époque. Elle a été une figure influente dans le débat sur les droits des femmes et l’émancipation au début du XXe siècle. Sa vie et son œuvre restent un témoignage éloquent de la richesse culturelle de son époque. La biographie de Lucie Delarue-Mardrus sur Wikipédia Les poèmes de Lucie Delarue-Mardrus
Lucie Delarue-Mardrus şiirleri
Voici l’heure. Les coqs chantent à rendre l’âme. Un frôlement de jour s’insinue, et profane Les gouffres de la nuit avec sa clarté neuve ; Des bruits d’essieux s’en vont par les ro…
Les volets sont déjà fermés, la nuit est faite, Et tendrement, autour de la lampe, s’apprête L’heure de tous les soirs, ineffable et secrète,…
Les ombres du jardin dansent sur mes pages À travers le vitrage aussi clair que de l’eau. Je lis les mots à travers ces paysages Clairs obscurs, que projette avril aigre et pâlot.…
Je rentre. J’ai laissé la ville âpre à nos portes Avec sa vie obscure et ses longues cohortes. Après avoir heurté tant de gens et de choses,…
Parce que nous craignons la brûlure des yeux, Notre bonheur sera simple et silencieux. D’autres ont leurs plaisirs et nous avons le nôtre :…
Restons ici chez nous ; voici toutes nos roses, Notre soleil, notre ombre et nos arbres en fleurs, Et toutes les odeurs, et toutes les couleurs, Et toutes les douceurs que l’été no…
L’été… L’Afrique fauve est couleur de lion. La chaleur a brûlé le cri frais du grillon. Voici l’âpre plaisir de la ligne sévère.…
Mon ami, ma douceur, mon bonheur, ma tendresse, Pendant que tu ne me vois pas Je suis avec mes yeux et mon âme tes pas Dans ton jardin de beaux rosiers et de sagesse,…
En mai, dans le jardin où tous deux cheminions, La rosée allumait au soleil ses facettes ; Les branches soupesaient indolemment leurs fruits Encor verts par-dessus les grillages dé…
Nous avons écrit, lu, — travaillé, en somme. Nous voici jouant à travers la maison. Par la fenêtre, — lourde et belle, — Entre une rose de saison.…