Schumann

M Marcel Proust
0 Altın Yaprak
Du vieux jardin dont l’amitié t’a bien reçu, Entends garçons et nids qui sifflent dans les haies, Amoureux las de tant d’étapes et de plaies, Schumann, soldat songeur que la guerre a déçu. La brise heureuse imprègne, où passent des colombes, De l’odeur du jasmin l’ombre du grand noyer, L’enfant lit l’avenir aux flammes du foyer, Le nuage ou le vent parle à ton cœur des tombes. Jadis tes pleurs coulaient aux cris du carnaval Ou mêlaient leur douceur à l’amère victoire Dont l’élan fou frémit encor dans ta mémoire; Tu peux pleurer sans fin: Elle est à ton rival. Vers Cologne le Rhin roule ses eaux sacrées. Ah! que gaiement les jours de fête sur ses bords Vous chantiez! – Mais brisé de chagrin, tu t’endors… Il pleut des pleurs dans des ténèbres éclairées. Rêve où la morte vit, où l’ingrate a ta foi, Tes espoirs sont en fleurs et son crime est en poudre… Puis éclair déchirant du réveil, où la foudre Te frappe de nouveau pour la première fois. Coule, embaume, défile aux tambours ou sois belle! Schumann, ô confident des âmes et des fleurs, Entre tes quais joyeux fleuve saint des douleurs, Jardin pensif, affectueux, frais et fidéle, Où se baisent les lys, la lune et l’hirondelle, Armée en marche, enfant qui rêve, femme en pleurs!

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

Bu şiire çeviri ekle ·

Bu şiiri puanla

Henüz puan verilmemiş

Yıldıza dokunarak 1–10 arası puan ver

Yorumlar

Yorum yapmak için giriş yapmalısın.

Giriş yap

Bu şiire henüz yorum yapılmamış. İlk sen ol.

Sana daha iyi bir okuma deneyimi sunabilmek için sitemizde çerez kullanıyoruz. Kişisel verilerin KVKK ve GDPR kapsamında işlenir; hangi çerezlere izin verdiğini dilediğin zaman değiştirebilirsin.