Médecins

S Sabine Sicaud
0 Altın Yaprak
Ne cherchez donc pas dans vos livres ! Est-il si compliqué de vivre ? Quel mal ils m’auront fait, ces tristes médecins… Je ne dis pas que ce soit à dessein Et l’on n’est pas toujours exprès des assassins ; Mais tant de drogues, de piqûres, Et si peu de savoir ? Ils me tueront, c’est clair. Me laisser tant souffrir, souffrir tout un hiver, Pour jouer ensuite aux Augures ! Je les vois en bouchers me palper tour à tour, Puis s’enfermer d’un air sinistre, Conseil de guerre ? de ministres ? Concile ? Ou, verrous clos, sous l’abat-jour, La conspiration de mélo, dans la cave ? Je rirais bien, si ce n’était beaucoup plus grave. Mais il s’agit de moi qui ne sais rien Et de ces gens à qui, dirait-on, j’appartiens, Parce qu’ils font semblant de savoir quelque chose. Bouchut en sait mille fois plus, hélas ! Mon vieux Bouchut qui prend son herbe et se la dose Et toujours se guérit des misères qu’il a Sans en chercher la cause… Vieux Bouchut, vieux Bouchut, dans ton bain de soleil, Tu te moques de leurs remèdes ! Ton ventre est chaud, ton petit nez vermeil. Tu me suffis, Bouchut. Viens à mon aide…

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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