A eux la faute, pourquoi tant d’orgueil ? Stendhal. O poëte, il le faut, honorons la Matière ;…
Théodore de Banville nait le 14 mars 1823 à Moulins dans l’Allier. Il est fils d’un lieutenant de vaisseau. Il fait ses études à Paris au Lycée Condorcet. Très jeune il se passionne pour la poésie et à 19 ans il publie son premier recueil de vers, Les Cariatides. Ce recueil est accueilli très favorablement. A Paris il fréquente les milieux littéraires les plus anticonformistes. Il est ami de Victor Hugo, de Charles Baudelaire et de Théophile Gauthier qui le poussent à se consacrer à la poésie. Il devient une figure importante et influente du monde littéraire. Considéré de son vivant comme l’un des plus éminents poètes de son époque, il est aussi critique dramatique et chroniqueur littéraire. Il publie des articles sur des journaux comme le Pouvoir et le National. C’est lui qui découvre le talent naissant du jeune Arthur Rimbaud. En 1857, la publication des poèmes satiriques réunis dans Odes funambulesques consacre sa gloire. En 1872 il publie le Petit Traité de poésie française. Dans cet ouvrage il s’oppose à la nouvelle poésie réaliste et au larmoiement du romantisme, en s’attachant au culte de la beauté et à la recherche de la pureté formelle. Sa production littéraire est importante et variée. Il écrit aussi des pièces de théâtre, des récits de voyages, des portraits littéraires, des nouvelles et des contes. Il meurt à Paris le 13 mars 1891. Les poèmes de Théodore de Banville
Théodore de Banville şiirleri
Artiste, désormais tu veux peindre la Vie Moderne, frémissante, avide, inassouvie, Belle de douleur calme et de sévérité; Car ton esprit sincère a soif de vérité.…
Voici les lieux charmans où mon âme ravie Passoit à contempler Sylvie Ces tranquilles momens si doucement perdus. Boileau.…
Madame Élisabeth-Zélie de Banville Ô ma mère, ce sont nos mères Dont les sourires triomphants…
Ô mon père, soldat obscur, âme angélique ! Juste qui vois le mal d’un œil mélancolique, Sois béni ! je te dois ma haine et mon mépris Pour tous les vils trésors dont le monde est é…
Oh ! l’amour ! dit-elle, — et sa voix tremblait et son oeil rayon- nait, — c’est être deux et n’être qu’un. Un homme et une femme qui se fondent en un ange, c’est le ciel. Victor H…
Bien souvent je revois sous mes paupières closes, La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses, Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul, Ce vieux pont de granit bâti pa…
Dicere carmen. Horace. Camille, en dénouant sur votre col de lait…
Allons en vendanges, Les raisins sont bons ! Chanson.…
Chère, voici le mois de mai, Le mois du printemps parfumé Qui, sous les branches, Fait vibrer des sons inconnus,…
Eh bien ! mêle ta vie à la verte forêt ! Escalade la roche aux nobles altitudes. Respire, et libre enfin des vieilles servitudes, Fuis les regrets amers que ton cœur savourait.…
Dans les grottes sans fin brillent les Stalactites. Du cyprès gigantesque aux fleurs les plus petites, Un clair jardin s’accroche au rocher spongieux,…
Au moment de jeter dans le flot noir des villes Ces choses de mon coeur, gracieuses ou viles, Que boira le gouffre sans fond, Ce gouffre aux mille voix où s’en vont toutes choses,…
Nature, où sont tes Dieux ? Ô prophétique aïeule, Ô chair mystérieuse où tout est contenu, Qui pendant si longtemps as vécu de toi seule Et qui sembles mourir, parle, qu’est devenu…
Or, voyez qui je suis, ma mie. Alfred de Musset. L’eau, dans les grands lacs bleus…
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