Jardins secrets

J Jean-Pierre Villebramar
0 Altın Yaprak
« C’étaient amis que vent emporte, les emporta » Rutebeuf Jardins secrets, parcours que j’emmène avec moi, chemins bordés de fleurs et d’épines sauvages, jardins chemins aux cent visages et aux sombres soirées. C’est un conte d’enfants dans un village haut perché, avec des fils de paysans ou de notables, et de filles aussi. L »instituteur, le maire et le docteur trop vite disparu dans un ravin, marqué d’une croix blanche, jardins secrets avec des vaches, des chevaux et des forêts de châtaigniers Puis vint le grand dérangement, la plaine, les années de lycée, dans l’autobus garçons et filles qui se moquaient du paysan du Danube, l’écolier qui rêvait de revanche Encore un saut et la revanche! les routes de France et du Monde, dans ma tête des flashs, la Clyde grise de brouillard, les gratte ciels, New York, Kowloon, Tokyo et Osaka, Pékin, les bidonvilles de Manille, et les filles, mes chemins de traverse, mes longues traversées. Jardin secret, la trace dans la neige et le brouillard glacé, pourtant peuplé de montagnards fantômes entr’aperçus sur la plus haute crête le repos du guerrier, un verre avec l’ami Didier Jardins secrets dans la forêt des Landes, Argelouse et Mauriac, la forêt sans limites avec chevreuils et sangliers Jardins secrets ouverts aux solitaires, aux apprentis poètes, aux fleurs d’aubépines sauvages Jardins secrets qu’il ne faut pas nommer

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