Le bateau blanc

J Jean-Pierre Villebramar
0 Altın Yaprak
Il est treize heures, dans ma soupente je m’invente des histoires sans lendemain, des rencontres avec des êtres humains, pas seulement des femmes, des regards seulement et c’est tout, pourquoi demander tout quand on n’a rien? Dehors, un bateau blanc sur un lac de montagne accélère, une minute, il est déjà bien loin, assez dans tous les cas pour qu’il ne revienne jamais, en fond de teint une forêt de chênes nains et des épicéas, plus loin la neige, et puis plus rien Il est treize heures, je me demande si mon histoire peut intéresser un être huamin ou bien une être, c’est pas facile d’être seul, avec ses histoires sans lendemain Il est treize heures, et j’écris ce poème à tout hasard, à coeur perdu, à mots perdus pour vous, pour toi, qui que tu sois, toi l’être humain, croisé une minute dans un bar de montagne au bord d’un lac avec ce bateau blanc accélérant pour devenir un point si lointain, ce jour d’automne vers treize heures sous la soupente où le ciel était bleu je me souviens

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