Polissonnerie

V Voltaire Voltaire
0 Altın Yaprak
Je cherche un petit bois touffu, Que vous portez, Aminthe, Qui couvre, s’il n’est pas tondu Un gentil labyrinthe. Tous les mois, on voit quelques fleurs Colorer le rivage ; Laissez-moi verser quelques pleurs Dans ce joli bocage. – Allez, monsieur, porter vos pleurs Sur un autre rivage ; Vous pourriez bien gâter les fleurs De mon joli bocage ; Car, si vous pleuriez tout de bon, Des pleurs comme les vôtres Pourraient, dans une autre saison, M’en faire verser d’autres. – Quoi ! vous craignez l’évènement De l’amoureux mystère ; Vous ne savez donc pas comment On agit à Cythère ; L’amant, modérant sa raison, Dans cette aimable guerre, Sait bien arroser la gazon Sans imbiber la terre. – Je voudrais bien, mon cher amant, Hasarder pour vous plaire ; Mais dans ce fortuné moment On ne se connait guère. L’amour maîtrisant vos désirs, Vous ne seriez plus maître De retrancher de nos plaisirs Ce qui vous donna l’être.

Bu metin şairin özgün dilinde (İngilizce) değil, bir çeviridir.

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