la robe fendue sur une cuisse mince la jambe tendue pour quelque prince…
Nous sommes les maillons de la chaîne Rangées de dents allures de crocs Sortant des flancs de cette gaine Comme une lame de son fourreau…
Une dernière fable De Venise Rêves de sable Qui s’enlisent…
rives du lac Sebu des femmes musiciennes le chant de leurs luths une musique ancienne…
Près de l’ancienne usine Sur un petit îlot Des jardins de terre fine Respirent au fil des eaux…
Tous ces râclements de voix Huilent l’air dès les premières lueurs Les trétaux éventrent le froid De leurs pieds d’acier sans douceur…
A la lueur d’une bougie Je t’écris ces quelques mots Ces quelques mots pour dire qu’ici On monte au front c’est pour bientôt…
Il est des ronces et du silence Où se fatiguent moellons et tuiles De cette maison qui prend patience Sur son lopin comme en exil…
diables bleus pour idées noires dans leur jeu le cafard…
on le voit caressant l’amertume des eaux et le flanc vieillissant de ces terres de roseaux…
Il a toujours été là Comme érigé par les vents Pour qu’il puisse être ce mât Enchassé dans l’océan…
les rails sont rouillés mais gardent la mémoire de ces trains déportés les yeux fermés des gares…
Y’a t’il un big Y’a t’il un bang Un bout d’intrigue Dessous la gangue…
Montée haute bise Il me souvient d’une table mise Un soir de vin…
Y’a ceux qui fument de longs cigares Dans des voitures blanches à rallonges Qui coincent leur cul sur les boul’vards Tell’ment elles s’traînent comme des éponges…
15 / 23 gösteriliyor