Epilogue

E Esther Granek
0 Altın Yaprak
Toi qui as rêvé de cimaises et exposes au bord du trottoir, lorsque ton humeur vire au noir, maniant le pinceau ou la glaise, (sont-ce des croûtes ? est-ce de l’art ?) dès lors que les jours te font mal, étant éternel méconnu, pour te remonter le moral tu te rechantes en épilogue comme une indispensable drogue : Vincent n’a jamais rien vendu… Vincent n’a jamais rien vendu… Et toi, accroché à ta plume, rêvant d’un public averti et rabâchant ton amertume puisqu’au tiroir vont tes écrits, et te taraudant de questions, (suis-je auteur ? ou écrivaillon ?) et voyant fuir avec terreur les jours, les mois, les ans… les heures, tu te rechantes en épilogue comme une indispensable drogue : Vincent n’a jamais rien vendu,,, Vincent n’a jamais rien vendu…

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