Clarisse

F François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand
0 Altın Yaprak
Imitation d’un poète écossais. Oui, je me plais, Clarisse, à la saison tardive, Image de cet âge où le temps m’a conduit ; Du vent à tes foyers j’aime la voix plaintive Durant la longue nuit. Philomèle a cherché des climats plus propices ; Progné fuit à son tour : sans en être attristé, Des beaux jours près de toi retrouvant les délices, Ton vieux cygne est resté. Viens dans ces champs déserts où la bise murmure Admirer le soleil, qui s’éloigne de nous ; Viens goûter de ces bois qui perdent leur parure Le charme triste et doux. Des feuilles que le vent détache avec ses ailes Voltige dans les airs le défaillant essaim : Ah ! puissé-je en mourant me reposer comme elles Un moment sur ton sein ! Pâle et dernière fleur qui survit à Pomone, La veilleuse en ces prés peint mon sort et ma foi : De mes ans écoulés tu fais fleurir l’automne, Et je veille pour toi. Ce ruisseau, sous tes pas, cache au sein de la terre Son cours silencieux et ses flots oubliés : Que ma vie inconnue, obscure et solitaire, Ainsi passe à tes pieds ! Aux portes du couchant le ciel se décolore ; Le jour n’éclaire plus notre aimable entretien : Mais est-il un sourire aux lèvres de l’Aurore Plus charmant que le tien ? L’astre des nuits s’avance en chassant les orages : Clarisse, sois pour moi l’astre calme et vainqueur Qui de mon front troublé dissipe les nuages Et fait rêver mon coeur.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

Bu şiire çeviri ekle ·

Bu şiiri puanla

Henüz puan verilmemiş

Yıldıza dokunarak 1–10 arası puan ver

Yorumlar

Yorum yapmak için giriş yapmalısın.

Giriş yap

Bu şiire henüz yorum yapılmamış. İlk sen ol.

Sana daha iyi bir okuma deneyimi sunabilmek için sitemizde çerez kullanıyoruz. Kişisel verilerin KVKK ve GDPR kapsamında işlenir; hangi çerezlere izin verdiğini dilediğin zaman değiştirebilirsin.