Dans vos yeux J’ai lu l’aveu de votre âme En caractères de flamme Et je m’en suis allé joyeux…
Gaston Couté, né le 23 septembre 1880 à Beaugency, Loiret, et décédé le 28 juin 1911 à Paris, est un poète et chansonnier français, reconnu pour son engagement libertaire et sa critique sociale à travers ses œuvres. Issu d’une famille modeste, Couté manifeste très tôt un intérêt pour la littérature et la poésie, commençant à écrire alors qu’il est encore à l’école. S’installant à Paris à l’âge de 20 ans, il fréquente les cabarets littéraires et devient rapidement célèbre pour ses chansons et poèmes qui dépeignent avec vigueur et émotion la vie des travailleurs, des paysans et des marginaux. Ses textes, souvent teintés d’humour noir et de sarcasme, dénoncent les injustices sociales, l’hypocrisie de la bourgeoisie et l’autoritarisme de l’Église et de l’État. Parmi ses œuvres les plus connues, on trouve « Les Cahiers d’un trimardeur », qui illustre son talent pour capter la beauté de la langue populaire et sa capacité à toucher un large public. Couté utilise le patois beauceron dans plusieurs de ses poèmes, contribuant ainsi à valoriser le patrimoine culturel et linguistique régional. Malgré une carrière brève, interrompue par sa mort précoce à l’âge de 30 ans des suites de la tuberculose, Gaston Couté laisse derrière lui un héritage durable comme l’une des voix les plus authentiques et engagées de la poésie et de la chanson française du début du XXe siècle. Sa poésie, à la fois tendre et révoltée, continue d’être célébrée pour son humanisme profond et son engagement sans faille en faveur des opprimés. La biographie de Gaston Couté sur Wikipédia Les poèmes de Gaston Couté
Gaston Couté şiirleri
Je suis parti ce matin même, Encor soûl de la nuit mais pris Comme d’écœurement suprême, Crachant mes adieux à Paris……
Aujourd’hui le temps est épouvantable : Il pleut et mon coeur s’embête à pleurer. J’ai pris, d’un paquet traînant sur ma table, Une cigarette au fin bout doré ;…
A Catulle Mendès. Sur ce couvercle de tombeau Elle dort. L’obscur artiste…
Les gas ! apportez la darniér’ bouteille Qui nous rest’ du vin que j’faisions dans l’temps, Varsez à grands flots la liqueur varmeille Pour fêter ensembl’ mes quat’er vingts ans……
Des gâteux qu’on dit immortels, Des louftingues en redingote L’adorent au pied des autels De leur ligue de patriotes :…
(Légende du Moyen Age) Le beau chevalier était à la guerre… Le beau chevalier avait dit adieu…
A ma dame. Ton âme avait alors la blancheur des grands lys Que berce la chanson des vents rasant la terre ;…
Les p’tiots matineux sont ‘jà par les ch’mins Et, dans leu’ malett’ de grousse touél’ blue Qui danse et berlance en leu’ tapant l’cul, I’s portent des liv’s à coûté d’leu pain.…
Un gosse qui n’a pas sept ans Chiale au sortir du vieux faubourg Où ça serti la peine et l’amour Et je m’arrête, là longtemps :…
V’là trois ans qu’je m’sés marié Pasqu’i’ fallait ben qu’je m’marie : Faut eun’ femme à tout épicier Pour teni’ son fonds d’épic’rie ;…
Les Bohémiens, les mauvais gas Se sont am’nés dans leu’ roulotte Qui geint d’vieillesse et qui cahotte A la queu’ d’un ch’val qui n’ va pas ;…
Lorsque nous passions sur le bord du fleuve Au temps où l’Amour murmurait pour nous Sa chanson si frêle encore et si neuve, Et si douce alors en les soirs si doux…
Les oies qui traînent dans le bourg Ainsi que des commères grasses Colportant les potins du jour, En troupeaux inquiets s’amassent.…
Hier, la chatt’ gris’ dans un p’quit coin D’ nout’ guernier, su’ eun’ botte de foin, Alle avait am’né troués p’quits chats ; Coumm’ j’pouvais pas nourri’ tout ça,…
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