La grand’mère

G Gérard de Nerval Gérard de Nerval
0 Altın Yaprak
Voici trois ans qu’est morte ma grand’mère, La bonne femme, – et, quand on l’enterra, Parents, amis, tout le monde pleura D’une douleur bien vraie et bien amère. Moi seul j’errais dans la maison, surpris Plus que chagrin ; et, comme j’étais proche De son cercueil, – quelqu’un me fit reproche De voir cela sans larmes et sans cris. Douleur bruyante est bien vite passée : Depuis trois ans, d’autres émotions, Des biens, des maux, – des révolutions, – Ont dans les murs sa mémoire effacée. Moi seul j’y songe, et la pleure souvent ; Depuis trois ans, par le temps prenant force, Ainsi qu’un nom gravé dans une écorce, Son souvenir se creuse plus avant !

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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