Mon banian

M Maëlle Ranoux
0 Altın Yaprak
Oh mon banian ! Arbre cathédrale Tu es notre abri Abri de croire Sous ta pluie de racines. Oh mon banian, Je crois, moi aussi, Je crois voir tes esprits. Habitants masqués, bruns, Cheveux de rêve et corps de bois, fins. Oh mon banian Je te retrouve enfin. Je te croyais africain, Je t’ai vu brésilien. Et voila tes branches qui se tissent sur les rives humides de l’île métisse. Tu voles donc ? Tu traverses les océans et tu reprends corps. Tu es partout où il y a une fable, Partout où l’on croit encore, Où l’on croit à l’incommensurable, A l’insaisissable. Oh mon Banian ! Je te suis dans les méandres de tes liens Emmènes-moi où il n’y a plus rien ! Je veux sentir la fraicheur de tes grottes boisées. Ecouter les chants mystérieux de tes entrelacs sacrés Et gouter au souffle régulier et paisible de l’éternel vivant. Il est là, c’est certain. Malin, il se joue des lois de l’équilibre. Libre, il court le long de tes mille jambes. En rêve Je me love dans tes milliers de bras. Je t’écoute, majestueux et large Banian, Immobile et aussi habité qu’un océan.

Bu şiire çeviri ekle ·

Bu şiiri puanla

Henüz puan verilmemiş

Yıldıza dokunarak 1–10 arası puan ver

Yorumlar

Yorum yapmak için giriş yapmalısın.

Giriş yap

Bu şiire henüz yorum yapılmamış. İlk sen ol.

Sana daha iyi bir okuma deneyimi sunabilmek için sitemizde çerez kullanıyoruz. Kişisel verilerin KVKK ve GDPR kapsamında işlenir; hangi çerezlere izin verdiğini dilediğin zaman değiştirebilirsin.