Au village du silence

M Maëlle Ranoux
0 Altın Yaprak
Au village du silence, Règne le temps passé. Par la pierre sculptée, siècles figés, la mémoire diffuse ce que les hommes ont oublié. Au village du silence, Que la vigne encercle Et le chemin pierreux épouse, L’existence n’a qu’un son, Celui de la rivière, Celui de la fontaine, Celui de cette eau claire qui vient de la montagne. Au village du silence, Les maisons s’entrecroisent Labyrinthe de vies imbriquées Murs qui se frôlent, Fenêtres étroites qui auscultent Les passagers de ces vaisseaux occultes, réfugiés derrière leurs larges murs. Pas un mot pas un bruit, C’est dans le murmure que l’on se dit. Les maisons séculaires accueillent sous leurs massives charpentes une forêt de colombages et montants Les paroles s’y cachent, les caprices, les petitesses, les racontars, les simples humains et leurs drôles d’écueils s’y étouffent. Et dans la rue pavée, pas un pas. Quelle est l’épaisseur du trait de vie, ici ? Quel autre volume que celui des montagnes ? Quel espace reste-il si la vallée s’ouvre comme une reine et avale toutes les vies qui s’avancent à elle ? Au village du silence, Je ne dors plus, J’écoute, L’épaisseur de l’interdit qui pèse sur chacun pour que tous puissent être là. La lumière joue à s’éteindre Les légendes s’approchent pour m’étreindre A l’entrée du village, l‘eau charrie une histoire de coquillages, L’air frais diffuse, Légendes des tourbières secrètes, contes miraculeux dans une langue d’un autre âge.

Bu şiire çeviri ekle ·

Bu şiiri puanla

Henüz puan verilmemiş

Yıldıza dokunarak 1–10 arası puan ver

Yorumlar

Yorum yapmak için giriş yapmalısın.

Giriş yap

Bu şiire henüz yorum yapılmamış. İlk sen ol.

Sana daha iyi bir okuma deneyimi sunabilmek için sitemizde çerez kullanıyoruz. Kişisel verilerin KVKK ve GDPR kapsamında işlenir; hangi çerezlere izin verdiğini dilediğin zaman değiştirebilirsin.