Le cheval

T Thibault Desbordes
0 Altın Yaprak
Adossé à l’un de ces murs centenaires Comme il y en a tant dans la Forêt de Marly, Un banc, une poubelle et une barrière Ressemblaient fort à un cheval qui hennit. Et le tout était planté là, dans la mousse, Le cheval galopait sur les feuilles rousses ; La canopée lui tendait de moelleux parfums ; L’heureux cheval humait, ses naseaux au matin. Il riait, et parfois montrait de grandes dents, Il couchait dehors, car c’est bien triste au-dedans, L’humus époussetait doucement sous son fer Un mucus spongieux, sans savoir quoi en faire ! Le joyeux canasson, hilare et sans raison, Teignait son crin selon l’humeur de la saison. Roulait sa croupe et son sabot sur les sentiers, Discrets forestiers dont il avait l’amitié ! Ainsi ce singulier cheval vagabondait Dans cette forêt où toute vie abondait ; Libéré des contraintes de son forgeage, Il existait ; créant le monde à son image !

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