Adieu Madeleine Chérie, Qui te réfléchis dans les eaux, Comme une fleur de la prairie Se mire au cristal du ruisseau.…
Casimir Jean François Delavigne est un poète et dramaturge français. Il naît au Havre le 4 avril 1793 et fait ses études à Paris au lycée Henri-IV. Il devient célèbre en 1818, date de publication de « Les Messéniennes », un recueil de vers d’inspiration nationale et patriotique, qui, par la nouveauté de son contenu, semble préfigurer la naissance d’une nouvelle poétique s’affranchissant des règles de l’esprit classiques. En 1819, son succès se consolide avec sa pièce dramatique « Les Vêpres siciliennes » jouée à l’Odéon. Cette tragédie contient les germes d’une rupture avec la tradition des sujets d’inspiration gréco-romaine, sans véritable renouvellement des formes et des concepts, tout en annonçant le drame romantique. De son temps Delavigne est considéré comme un personnage exceptionnel. Il est élu à l’Académie française en 1825 à l’âge de 28 ans. Ses livres et ses pièces de théâtre sont appréciés par tous, mais sa gloire reste seulement liée à son époque. C’est un écrivain de qualité, s’exprimant dans un style concis et intense. C’est un poète de la raison plutôt que de l’imagination, ne se laissant jamais aller à sa fantaisie. Il écrit toujours avec une conviction sincère. Il meurt le 11 décembre 1843 à Lyon. Les poèmes de Casimir Delavigne
Casimir Delavigne şiirleri
L’airain avait sonné l’hymne pieux du soir. Sur les temples de Rome, où cessait la prière, La lune répandait sa paisible lumière; Au Forum à pas lents, triste, j’allai m’asseoir.…
De lumière et d’obscurité, De néant et de gloire étonnant assemblage, Astre fatal aux rois comme à la liberté; Au plus haut de ton cours porté par un orage,…
O sommets de Taygète, ô rives du Pénée, De la sombre Tempé vallons silencieux, Ô campagnes d’Athène, ô Grèce infortunée, Où sont pour t’affranchir tes guerriers et tes dieux ?…
Ô toi que l’univers adore, Ô toi que maudit l’univers, Fortune, dont la main, du couchant à l’aurore, Dispense les lauriers, les sceptres et les fers,…
A vous, puissans du monde, à vous, rois de la terre, Qui tenez dans vos mains et la paix et la guerre, À vous de décider si lassés de souffrir, Les grecs ont pris le fer pour vainc…
Vénus, ô volupté des mortels et des dieux ! Ame de tout ce qui respire, Tu gouvernes la terre, et les mers, et les cieux ; Tout l’univers reconnaît ton empire !…
Ils ne sont plus, laissez en paix leur cendre; Par d’injustes clameurs ces braves outragés À se justifier n’ont pas voulu descendre; Mais un seul jour les a vengés :…
La brigantine Qui va tourner Roule et s’incline Pour m’entraîner.…
La sainte vérité qui m’échauffe et m’inspire Écarte et foule aux pieds les voiles imposteurs; Ma muse de nos maux flétrira les auteurs, Dussé-je voir briser ma lyre…
Venise. Mon bien-aimé, dans mes douleurs, Je viens de la cité des pleurs,…
Silence au camp ! La vierge est prisonnière ; Par un injuste arrêt Bedfort croit la flétrir : Jeune encore, elle touche à son heure dernière… Silence au camp ! La vierge va périr.…
Pouzzole. Marchons, le ciel s’abaisse, et le jour pâlissant N’est plus à son midi qu’un faible crépuscule;…
Un jour que l’océan gonflé par la tempête, Réunissant les eaux de ses fleuves divers, Fier de tout envahir, marchait à la conquête De ce vaste univers;…
A bord de la Madone. Que la brise des mers te porte mes adieux, O France, je te quitte; adieu, France chérie!…
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