Nocturne en plein jour

J Jules Supervielle Jules Supervielle
0 Altın Yaprak
Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux Dans l'univers obscur qui forme notre corps, Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent Nous précèdent au fond de notre chair plus lente, Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes Arrachant à la chair de tremblantes aurores. C'est le monde où l'espace est fait de notre sang. Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants Ont du mal à voler près du cœur qui les mène Car c'est en nous que sont les plus cruelles plaines Où l'on périt de soif près de fausses fontaines. Et nous allons ainsi, parmi les autres hommes, Les uns parlant parfois à l'oreille des autres.

Bu metin şairin özgün dilinde (İspanyolca) değil, bir çeviridir.

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