Tristesse d’été

S Stéphane Mallarmé Stéphane Mallarmé
0 Altın Yaprak
Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie, En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureux Et, consumant l’encens sur ta joue ennemie, Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux. De ce blanc flamboiement l’immuable accalmie T’a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux » Nous ne serons jamais une seule momie Sous l’antique désert et les palmiers heureux ! » Mais la chevelure est une rivière tiède, Où noyer sans frissons l’âme qui nous obsède Et trouver ce Néant que tu ne connais pas. Je goûterai le fard pleuré par tes paupières, Pour voir s’il sait donner au coeur que tu frappas L’insensibilité de l’azur et des pierres.

Kamu malı: şairin ölümünün üzerinden 70 yıldan fazla geçti.

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